Limites liées au processus d’expérimentation de la mesure de la qualité des pratiques de formation documentaire

Limites liées au processus d’expérimentation de la mesure de la qualité des pratiques de formation documentaire

Une limite de cette recherche au regard du processus d‘expérimentation de la mesure de la qualité des formations documentaires vient du fait que ce ne sont pas tous les établissements qui ont participé à cette expérimentation. Les établissements ont donc été recrutés par convenance, ce qui nous a tout de même permis d’expérimenter ce processus de mesure dans huit établissements du réseau de l’Université du Québec qui en compte dix. Les deux établissements du réseau n’ayant pas participé à cette étude sont la TÉLUQ et l’ENAP. Il s’agit de deux établissements spécialisés offrant des formations documentaires à leurs étudiants selon des particularités institutionnelles qui ne cadraient pas vraiment avec les paramètres établis pour la conduite de cette étude. Il importe, par ailleurs, de souligner que les contextes propres à chacun des établissements varient de manière importante d’un établissement à l’autre. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a été convenu de mettre sur pied des cercles de qualité dans chacun de ces établissements afin de procéder à l’évaluation des résultats de qualité, et ce, de manière à prendre en compte le contexte particulier de chacun.

 

Les formations documentaires qui ont été ciblées dans le cadre de cette étude ont également été sélectionnées par convenance, selon des choix effectués au sein de chaque direction du Service de la bibliothèque des établissements participants. La variation du type et du nombre de séances de formation documentaire sélectionnées pour chacun des établissements ne nous permet pas d’assurer une représentativité «équivalente» des pratiques de formation documentaire dans chacun des établissements. Cependant, le nombre total de formations documentaires rejointes représente près de 10 % de l’ensemble des formations documentaires données au sein de ces établissements, ce qui s’avère tout de même intéressant. Également, le nombre d’étudiants répondants (1 760), aura permis d’assurer que chacun des cinq questionnaires aura été utilisé de manière comparable assurant ainsi une application équitable de chacun de ces critères dans l’exercice de la mesure. Rappelons cependant que la finalité recherchée dans cette phase de la recherche ne consistait pas à mesurer précisément la qualité des pratiques de formation documentaire reposant sur des principes de validité et de fidélité, mais plutôt d’expérimenter un processus de mesure de manière à en vérifier la faisabilité.

 

Bien qu’un grand soin ait été apporté dans l’opérationnalisation des critères de qualité en vue de les exploiter en situation de mesure, il s’avère que pour trois critères (0-162660, 0-163061 et 0-163962) l’ajout du choix de réponse «je ne sais pas» aurait probablement permis d’augmenter le taux de réponses des étudiants. En effet, le taux de réponses obtenu pour ces trois critères se situe en deçà des 50 %, ce qui signifie que plus de la moitié des étudiants n’ont sélectionné aucune réponse à ces questions. L’ajout de ce choix de réponse nous aurait permis de distinguer le fait que l’étudiant ne pouvait apporter de réponse à cette question ou qu’une condition particulière aurait conduit les étudiants à esquiver cette question.

 

Le faible nombre des enseignants universitaires ayant répondu au questionnaire mesurant la collaboration interprofessionnelle peut, à première vue, nous conduire à nous interroger sur leur représentativité de l’ensemble des enseignants universitaires au sein du réseau de l’Université du Québec. Or, il faut rappeler qu’un critère de sélection des enseignants universitaires spécifiait qu’ils devaient avoir bénéficié d’une formation documentaire donnée par un bibliothécaire-formateur durant les deux dernières années. La représentativité recherchée ici correspond donc uniquement à la représentativité de l’ensemble des enseignants universitaires satisfaisant ce critère de sélection. Évidemment, ce nombre est limité, mais nous ne disposons d’aucune statistique nous permettant de l’évaluer.