Limites liées au processus d’expérimentation de l’évaluation de la qualité des pratiques de développement des compétences informationnelles

Limites liées au processus d’expérimentation de l’évaluation de la qualité des pratiques de développement des compétences informationnelles

Dès le départ, il avait été convenu que, dans le cadre de la présente étude, les résultats de qualité des pratiques de développement des compétences informationnelles obtenus à l’échelle locale ne seraient pas publiés. Seuls les résultats obtenus à l’échelle du réseau de l’Université du Québec devaient l’être. Ces résultats ont été générés à partir de rapports de qualité des six cercles de qualité ayant participé au processus d’évaluation. Ces cercles de qualité représentent six des dix établissements composant le réseau de l’Université du Québec63. Bien que nous ne puissions prétendre à la représentativité de l’ensemble du réseau, il demeure néanmoins que les forces, les points faibles et leurs causes apparaissent fortement significatifs et homogènes d’un établissement à l’autre ayant participé à cette étude. D’ailleurs, ce taux de participation est probablement excellent compte tenu de la teneur et des modalités de l’exercice demandé aux divers cercles de qualité. Rappelons qu’il s’agissait d’une première participation permettant aux intervenants impliqués (directeur du Service de la bibliothèque, bibliothécaires-formateurs, enseignants universitaires, étudiants) d’expérimenter un exercice collaboratif d’évaluation de la qualité des pratiques de formation documentaire.

 

Les rapports soumis aux cercles de qualité précisaient les résultats obtenus pour chacun des critères et pour chaque catégorie de critères. La catégorisation des critères proposée aurait pu influencer la perspective des membres des cercles de qualité lors de l’évaluation des résultats. Étant bien au fait de cette limite potentielle, il avait été convenu de bien informer les membres des cercles de qualité lors des formations préalables, que les résultats obtenus au niveau des catégories devaient être interprétés à titre d’indicateurs seulement puisque, pour un même résultat, il s’avérait possible de relever à la fois des forces et des faiblesses parmi les critères associés à une même catégorie.

 

Une dernière limite relevée, qui est d’ordre méthodologique, se réfère au fait que les types de formations documentaires (individuelle, de groupe, en classe, adaptée à une clientèle particulière, etc.) n’ont pas été discriminés lors de l’exercice de mesure, ce qui aurait probablement permis aux membres des cercles de qualité de nuancer leur évaluation sur la base de l’objet évalué.