Les facteurs en cause

La première étape du projet a consisté en l’analyse des principales causes du problème retenu, et ce, afin de pouvoir intervenir plus efficacement dans le cadre d’une recherche scientifique. En effet, la conduite d’une recherche ne produira les effets escomptés que si elle est dirigée spécifiquement vers la résolution d’une ou des causes reconnues comme exerçant une influence sur le problème d’origine. Pour ce faire, le modèle de qualité de Donabedian (1996) a d’abord été retenu pour classifier sémantiquement l’ensemble des causes potentielles pouvant être déterminées à cette étape. Ce modèle précise que la qualité peut s’évaluer dans trois domaines, à savoir les domaines de la structure (variété et organisation des ressources investies), des processus (comment sont accomplies les différentes activités) et des effets (quels sont les résultats obtenus par les services rendus). Le tableau 3 présente une synthèse des facteurs à considérer dans l’analyse du problème de l’évaluation de la qualité des pratiques de développement des compétences informationnelles.

 

Tableau 3: Synthèse des facteurs liés au problème de l’évaluation de la qualité des pratiques de développement des compétences informationnelles au sein du réseau de l'Université du Québec

 

Tableau3

 

Il ressort clairement de l’analyse du contenu présenté au tableau 3 que nous ne disposons pas actuellement des critères de qualité permettant de mesurer et d’évaluer la qualité des pratiques de développement des compétences informationnelles chez les étudiants et qu’aucun consensus n’a été établi entre les divers acteurs impliqués sur la reconnaissance de la pertinence et de l’importance à accorder à de tels critères. De ce fait, aucun instrument de mesure ou d’évaluation de la qualité de ces pratiques n’est disponible pour rendre cet exercice possible.

 

S’attaquer à ce problème représente donc un défi de taille si l’on conjugue ce constat aux faits suivants:

les perspectives des différents acteurs impliqués sont variées et parfois divergentes;

plusieurs services sont impliqués isolément dans la poursuite de leur mission visant un aspect précis du développement des compétences informationnelles;

il n’existe pas de consensus, autant chez les bibliothécaires que chez les professeurs, quant aux compétences informationnelles transversales et disciplinaires à développer chez les étudiants tout au long de leur cheminement universitaire;

les pratiques méthodologiques en recherche diffèrent grandement d’une discipline à l’autre;

les compétences recherchées par les employeurs s’avèrent de plus en plus variées et complexes.