Le cadre de référence

La perspective retenue pour modéliser les concepts impliqués dans la présente étude relève d’une représentation d’un cadre intégrateur6 de la qualité provenant du domaine de l’évaluation de la qualité des services. Ce cadre s’inspire des trois domaines d’évaluation de la qualité de Donabedian (1996) (Structure ↔ Processus ↔ Effets). L’intégration de la théorie de l’action de Parsons (1968) dans ce cadre intégrateur permet de comprendre que les perspectives adoptées lors de l’évaluation de la qualité des pratiques de développement des compétences informationnelles peuvent varier grandement d’un type d’acteurs à l’autre, qu’il soit bibliothécaire, enseignant universitaire, gestionnaire ou étudiant. Par ailleurs, Parsons (1968) précise également que les perspectives adoptées par les acteurs varient également en fonction des finalités recherchées: ces finalités sont-elles orientées principalement sur les moyens [éléments de structure ou de processus] ou sur les effets recherchés [développement des compétences informationnelles]? Ces perspectives subissent également l’influence du contexte dans lequel opère un type d’acteurs en particulier: quelles sont les ressources dont il dispose? Quelles sont les contraintes avec lesquelles il doit composer? À quel niveau, opérationnel ou hiérarchique, se situe-t-il dans l’organisation? Tel que le soulignent Haddad, Roberge et Pineault (1997), «la notion de qualité apparaît ainsi d’une grande complexité et s’adresser à la qualité, c’est aussi devoir affronter cette complexité» (p. 65). Toujours selon ces auteurs, l’adoption d’un cadre intégrateur permet «[…] d’essayer de rendre compte de cette complexité plutôt que de la réduire» (p. 65.). C’est dans cette perspective que ce cadre intégrateur a été adopté dans la présente étude (ce cadre intégrateur est davantage expliqué dans la section «Cadre de référence» du chapitre présentant la recension des écrits).