Divergence de perspectives au regard des critères associés à la catégorie Collaboration 

Divergence de perspectives au regard des critères associés à la catégorie Collaboration

Le tableau 71 présente les critères associés à la catégorie Collaboration jugés non pertinents ou non importants par les bibliothécaires seulement.

Tableau 71: Critères associés à la catégorie Collaboration jugés non pertinents ou non importants par les bibliothécaires seulement48  (n = 15)

Critères associés à Collaboration jugés non pertinents ou importants par biblios

 

La divergence de perspectives entre les bibliothécaires et les professeurs au regard des critères associés à la catégorie Collaboration (tableau 71) apparaît des plus importantes puisqu’elle porte sur 15 critères, dont 10 ayant été jugés non pertinents et non importants par les bibliothécaires, alors qu’ils ont été jugés pertinents et importants par les professeurs. Force est de constater que la perspective des bibliothécaires les amène à considérer que leurs interventions spécifiques se limitent à la prestation des formations documentaires; l’ensemble des critères précisant un degré de collaboration tant avec les enseignants universitaires qu’avec les autres services n’ayant pas été jugés pertinents ou importants par cette catégorie d’experts.

 

Cette divergence de perspectives est sans doute associée au fait que des acteurs impliqués dans le développement des compétences informationnelles interviennent isolément (pratiques en vase clos). En effet, bien que l’ensemble des critères associés à la catégorie Collaboration aient été jugés pertinents et importants par les professeurs, l’expérimentation du processus de la mesure de la qualité a permis de constater que la collaboration interprofessionnelle et interservice constituait la principale faiblesse observée au sein du réseau de l’Université du Québec en matière de compétences informationnelles.

 

Par ailleurs, la divergence de perspectives observée à partir du jugement des professeurs (critères non retenus par les professeurs alors qu’ils l’ont été par les bibliothécaires), s’avère très faible puisqu’elle porte uniquement sur deux critères (1 008 et 2 036) et qu’un faible écart est observé entre les niveaux de consensus obtenus chez les bibliothécaires et les professeurs.

 

L’identification de cette divergence importante de perspectives entre les professeurs et les bibliothécaires en ce qui a trait à la collaboration interprofessionnelle et interservice implique la nécessité de reconnaître l’ampleur du défi à relever pour instaurer de réelles pratiques collaboratives en matière de développement des compétences informationnelles chez les étudiants, et ce, tant transversales que disciplinaires.