Créer des espaces de gouvernance des pratiques de développement des compétences informationnelles

Créer des espaces de gouvernance des pratiques de développement des compétences informationnelles

La recommandation globale concernant la création d’espaces de gouvernance des pratiques de développement des compétences informationnelles s’applique à deux niveaux hiérarchiques, soit le réseau de l’Université du Québec et le niveau institutionnel. Une recommandation spécifique à chacun de ces niveaux est proposée.

 

Rappelons que le réseau de l’Université du Québec est constitué de 10 établissements (UQAM, UQTR, UQAC, UQAR, UQO, UQAT, INRS, ENAP, ÉTS, TÉLUQ) répartis sur l’ensemble du territoire québécois. Afin de bien remplir sa mission, ce réseau s’est doté d’un siège social permettant d’optimiser «le partage des ressources, des expertises et des connaissances […] pour rendre accessible le savoir et la culture à l’ensemble de la population québécoise rapidement et à moindre coût» (Université du Québec, 2015a). La figure 55 illustre les rôles du siège social de l’Université du Québec.

 

Rôles du siège social

Figure 55: Rôles du siège social de l’Université du Québec (Université du Québec, 2015e)

 

Cette figure précise l’apport du siège social de l’Université du Québec en matière de collaboration et de concertation, de mutualisation des ressources et de déploiement d’expertises variées au sein des établissements composant ce réseau. Tous ces rôles s’appliquent au développement des compétences informationnelles chez les étudiants. D’ailleurs, on y retrouve depuis l’an 2000 un groupe de travail sur la promotion du développement des compétences informationnelles (GT-PDCI) activement soutenu par le siège social qui y affecte en permanence des ressources. Il importe de souligner que le GT-PDCI a développé une expertise unique non seulement à l’échelle du réseau de l’Université du Québec, mais également à l’échelle des universités québécoises réunies sous l’égide du Bureau de coopération interuniversitaire (BCI).

 

Après plus de 15 années de pratiques de formation documentaire, il n’existe toujours pas de politique commune ni de programme établi au sein du réseau de l’Université du Québec visant le développement des compétences informationnelles. Force est de constater que tout ce qui a été fait au cours des dernières années n’a pas entraîné les effets escomptés. Par exemple, malgré la pluralité, la diversité et la pertinence des ressources et des activités produites par le GT-PDCI64 et par les différents établissements au cours des dernières années, l’impact de ces initiatives n’a pas été démontré à l’égard du développement des compétences informationnelles chez les étudiants. Par ailleurs, les résultats obtenus dans la cadre de la présente étude révèlent que la faible collaboration constitue l’une des principales causes associées à ce problème. Le manque de collaboration limite inévitablement les effets recherchés par la mise en œuvre de l’ensemble de ces ressources et activités visant le développement des compétences informationnelles. En tenant compte des enjeux liés à la faible collaboration qui a été établie par les cercles de qualité comme étant l’opportunité d’amélioration la plus importante, le comité de travail propose la création de deux espaces de gouvernance, l’un à l’échelle du réseau de l’Université du Québec et l’autre à l’échelle locale dans chacun des établissements.