Charge de travail du bibliothécaire-formateur

Charge de travail du bibliothécaire-formateur

Bewick et Corrall (2010) se sont intéressés à la proportion du temps de travail que les bibliothécaires-formateurs consacrent aux formations documentaires. Ils ont recueilli des données auprès de 82 bibliothécaires-formateurs en milieu universitaire au Royaume-Uni. Ces auteurs rapportent que ces bibliothécaires-formateurs consacrent entre 20 % et 40 % de leurs temps à effectuer des tâches destinées aux formations documentaires alors qu’une faible minorité (13 %) affirme consacrer plus de la moitié de leur temps. Au Québec, aucune étude ne précise spécifiquement la charge de travail requise par le formateur pour couvrir l’ensemble des activités relatives aux formations documentaires.

 

Par ailleurs, lors d’un rapport déposé au comité des bibliothèques du réseau de l'Université du Québec, le GT-PDCI (2013) a regroupé les tâches du bibliothécaire en huit grandes catégories telles que retrouvées dans les offres d’emploi apparues sur le site Internet de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (CBPQ). Un regroupement de ces tâches paraît dans le tableau 12.

Tableau 12: Grille des tâches courantes au rôle de formateur du bibliothécaire (GT-PDCI, 2013; p. 7)

 

Grille des taches courantes des biblios

 

Ayant participé à la rédaction du rapport du GT-PDCI, Lisée (2013) en est venu à se questionner sur la charge de travail que les bibliothécaires doivent consacrer normalement à la préparation et la prestation des formations documentaires: «À combien d’heures de prestation votre direction considère-t-elle que vous avez une charge normale? Comment la charge est-elle pondérée en tenant compte du nombre de formations différentes à préparer? Comment la charge est-elle pondérée lorsqu’une nouvelle formation est demandée?».

 

Fenske et Roselle (1998), comme l’avait précédemment noté Ragains (1997), mentionnent que le principal obstacle associé aux pratiques de formation documentaire de qualité favorisant le développement des compétences informationnelles est le manque de temps dont dispose le bibliothécaire-formateur en classe. Dans le cas d’une formation ponctuelle d’une heure, ce temps est entièrement consacré à la prestation, limitant ainsi la possibilité de réaliser des activités d’évaluation.